Historique
Cet historique est en grande partie tiré du "Petit Agro Illustré" publié en 1981.
Désormais, l'AGRO, c'est 132 années d'histoire !
1879 - 2011
Origines et buts
C'est en 1879 que l'on trouve, pour la première fois dans les annuaires de l'UCL, les traces d'un "Cercle Agronomique de l'Ecole supérieure d'Agriculture de l'Université Catholique".
On y trouve : "En fondant le Cercle Agronomique, nous nous sommes proposés un double but : d'abord resserrer l'union entre les étudiants agronomes, maintenir et développer entr'eux les bons principes, de façon qu'on puisse nous appliquer cette belle devise Cor unum et anima una. Ensuite, et tout en nous initiant à l'art d'écrire et à la parole publique, nos travaux ont pour objectif de nous faciliter nos études techniques, et d'entendre encore leur sphère, si riche à explorer."
Histoire et petite histoire
En 1881, la commission du Cercle se compose d'un président d'honneur, d'un président, d'un premier vice qui étaient professeurs, d'un second vice, de deux secrétaires, d'un trésorier et d'un bibliothécaire qui étaient étudiants. Les membres étudiants de la commission étaient élus annuellement, tandis que le président d'honneur, le président et le premier vice étaient inamovibles. Les membres protecteurs du Cercle s'engagaient à payer annuellement une cotisation de 10 francs. Les membres effectifs absents sans excuse à une séance étaient frappés d'une amende de 25 centimes (Crasson, une idée ?).
A partir du début du siècle dernier (1900 donc), les activités du Cercle sont toujours des réunions scientifiques, mais les professeurs qui le dirigent et qui sont le président et les deux vice-présidents, font maintenant partie d'un comité d'honneur. En 1933, on pouvait lire :
"Il (le Professeur) doit refuser le diplôme à tout étudiant qui n'est pas suffisamment à la hauteur, car il serait un sujet qui déconsidérerait le diplôme ou bien, lorsqu'il aurait une place, il l'aurait prise à un sujet qui la mériterait plus que lui". Plus loin :
"L'étudiant ne peut rester apathique devant les efforts de ses professeurs. Il doit avoir une bonne mentalité, se donner la peine d'étudier les langues étrangères et continuer à étudier après ses études de manière de tenir sa science en haleine".
Nous ne savons pas ce qu'il s'est passé avant et pendant la seconde guerre, mais en tout cas, en 1948-49, le système des conférences hebdomadaires n'existait plus. le Cercle était tombé dans une certaine amorphie... Il faut dire qu'on était alors dans l'époque de pleine puissance des régionale, ce qui peut en partie expliquer l'inactivité du Cercle. En 1949-50, il y eut deux Cercles agronomiques : le Cercle agro tempéré et celui des tropicalistes. C'est à cette époque qu'apparaissent les guindailles que nous connaissons. D'ailleurs, la première revue, nommée "La Forêt endeuillée", fut jouée en 1953. Au court de cette revue, Firmin Glineur fut décoré de l'ordre de Cérès, créé en 1952. Pourquoi ? Et bien, camarades d'autres Cercles, saviez-vous que la présence des restaurants universitaires et en grande partie due à un Agronome ? Glineur fonda à Heverlee un bar servant 200 repas chauds par jour et devant le succès de celui-ci, l'université en créa un au centre ville.
En 1959, un journal du Cercle fut créé ("La Charrue") par Jacques Bailly et Michel Bourlee. En 1961, après l'ordre deCérès qui n'a pas fait long feu, quelques joyeux drilles fondèrent le 20 février l'Ordre Académique de la Charrue. "destiné à récompenser les membres du Cercle agronomique tant ancien qu'effectif en vue des services qu'ils auront rendus au sein du Cercle agronomique en particulier, ou à l'Institut agronomique en général".
C'est en 1961-62 qu'on vit naître le Service Impression de Cours du Cercle Agro, dont le premier responsable fut Paul Rouxhet (et oui, lui-même) grâce à une machine à alcool nommée la "Banda".
En 1970-72 est créé un nouveau moyen d'information du Cercle. La Charrue existe toujours avec plus ou moins de bonheur et de régularité mais le besoin se fait sentir d'un organe d'information rapide et bref, d'un tract périodique, vite et bien fait, en en temps record, sur l'heure : c'était le Tract'heure qui allait sortir chaque semaine.
Texte inspiré de celui d'André Lejeune et Benoît Wauthy écrit le 17 mas 1981.

